Samedi 14 mars 2020
Ce que j'avais pris hier soir pour une école de sculpture, mais je n'en avais vu qu'une partie, est en fait un piège à touristes. J'y suis retourné ce matin avec Isabelle, pour lui faire partager ma découverte. En fait lorsqu'on arrive par l'entrée principale, c'est à dire par derrière, il s'agit d'un accès réservé au cars de touristes, qu'on ne peut pas faire passer par les petites rues, et qu'on débarque ici pour un temps très limité, le temps de les lester de tout ce qui pourrait les encombrer dans leur porte-monnaie. Tout y est bien rôdé. Ce centre est une construction en U. Les touristes commencent la visite par la droite. Un guide qui parle leur langue, leur remet un badge, histoire de ne pas en perdre en route, du moins pas avant qu'il ait franchi la dernière étape du parcours.
Tout comme ces visites, dans les écoles des pays pauvres, pour attendrir le touriste, vous découvrez ici une petite démonstration de chaque type d'artisanat, pas celui que vous trouvez au marché central, mais un artisanat développé pour s'adapter au goût du touriste étranger.
Nous avons fait le circuit dans le sens inverse.
LE TISSAGE
LA PEINTURE PAR DES SOURDS MUETS (c'est plus vendeur)
LA GRAVURE SUR BOIS
LE METAL
LA SCULPTURE SUR GRÈS OU SUR PIERRE A SAVON
On vous propose de vous y essayer
En deux minutes, Isabelle avait fait un éléphant. Pas trop mal réussi d'ailleurs.
Non, pour l'éléphant ce n'est pas vrai. C'est pas l'envie qui lui manquait d'apprendre.
Si nous avions fait le circuit dans le bon sens, nous aurions terminé par l'énorme tableau indiquant que pour 100 $ dépensés dans la boutique, une certaine partie est reversé à une association caritative.
Le magasin, regroupant les articles prudemment sélectionnés pour éviter à tout prix que le touriste ne reparte les mains vides, est spacieux et moderne, absolument pas représentatif de ce qu'on trouve ici dans la vraie vie. Il est certain que faire un lâcher de touriste dans le marché central serait trop risqué, et les prix n'étant pas les mêmes, ils repartiraient toujours aussi lourd, ce qui pourrait gâcher la suite de leur séjour.
Cet après-midi, pour se rafraîchir un peu, nous sommes descendus à la piscine. Un couple de français avec une petite gamine qui hurlait sans arrêt étaient déjà en place. Leur gamine étant le centre du monde, il était hors de question je pense, qu'il lui enseigne un minimum de savoir vivre en communauté. Seul le père, semblait avoir un soupçon d'éducation. Voyant, que nous allions devoir nous boucher les oreilles, nous privant ainsi d'écouter les petits oiseaux chanter, accompagnés du bruit de l'eau s'écoulant sur les bords de la piscine à débordement, j'ai décidé d'adopter une nouvelle technique. En fait c'est ma nièce qui m'a soufflé l'idée, en me demandant au même moment, par messenger, si les gens ne faisaient pas d'écart en nous voyant, nous potentiels véhiculeurs de virus. Je me suis mis à tousser et me tenir la tête, et je suis allé me baigner. Hasard ou pas, la mère et la fille sont sorties de l'eau, et tout ce petit monde est parti, nous laissant la piscine pour nous seuls. Non mais...
Ce soir, en faisant notre petit tour nocturne, nous avons découvert un endroit où une dizaine d'aquariums, ont été installés. Pour quelques dollars il est possible de s'offrir une "fish pédicure". Une espèce de poisson, le Garra Rufa, friand des peaux mortes, vient vous mordiller les pieds. Si certaines personnes semblaient confiantes, d'autres n'étaient pas trop rassurées. De retour à l'hôtel, j'ai recherché des informations sur cette pratique, et j'ai découvert que ces soit disant soins, ne sont pas aussi inoffensifs qu'ils ont l'air. En plus des nombreuses bactéries proliférant dans les bassins, les micro morsures pourraient provoquer des effets plus désagréables, comme la perte des ongles, pouvant survenir plusieurs mois après. Donc, je ne testerais pas pour vous.































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