Aujourd'hui dimanche, le petit déjeuner est déjà prêt lorsque nous descendons. Il y a une nette amélioration.
Après ce repas, nous avons décidé d'aller faire un tour à Barra, un quartier situé au sud de Salvador. Comme Gerardo, notre aubergiste, nous a dit qu'il y avait très peu d'écart entre le bus et Uber, qui selon lui fonctionne très bien ici, nous avons opté pour cette solution. J'ai tenté à plusieurs reprises depuis mon téléphone, mais impossible de finaliser ma commande. Gerardo s'est proposé de le faire du sien. 10 minutes plus tard la voiture était devant la porte. Et effectivement, pour l'équivalent, d1,30€ de différence avec le bus, cette solution était la bonne. D'autant plus que Gerardo est sur une hauteur.
Sur la plage de Barra, la musique diffusée par un DJ, à un niveau sonore tel, qu'il est impossible de parler, attire beaucoup de monde. Nous avons passé notre chemin, et une centaine de mètres plus loin, une plage sans musique, attire forcément moins de monde. C'est là que nous avons décidé de nous poser à l'ombre d'un arbre, dans la baie de tous les saints.
Comme nous avions nos sacs, impossible d'aller se baigner ensemble. Un couple installé près de nous, voyant Isabelle craintive à l'approche de l'eau, m'a proposé de surveiller nos affaires.
Même sur la plage les brésiliennes ne cessent de se prendre en photo. Elle font preuve d'un narcissisme exacerbé, les rendant complètement ridicules. Elles se prennent toutes pour des stars, belles ou moches. Sur toutes les photos qu'elles prennent, doit figurer leur tronche. C'est pitoyable.
Plage avec musique
Plage sans musique
Le phare
Pour le retour, impossible de faire appel à Uber avec mon téléphone. J'avais noté le numéro d'un bus qui faisait la liaison Peroulinho/Barra, mais impossible de le localiser. Nous avons attendu à un arrêt de bus, et j'ai demandé au premier qui est arrivé s'il allait vers Peroulinho. Il m'a dit qu'il pouvait nous déposer au pied de l'elevador lacerda. Impeccable. Nous avons pris l'ascenseur, et nous sommes directement dirigé vers le glacier. Pas celui chez qui nous sommes allés à deux reprises, A Cubana, qui est le plus ancien de Salvador, mais chez le Glacier Laporte, qui, à ce qu'il se dit ici, serait le meilleur du Brésil.
Dans les années 70, alors qu'il travaille chez sa tante qui gère un établissement de glaces à Deauville, Georges Laporte qui rêve d'évasion, fait une fugue à bord de sa moto, direction l'Afrique. Après plusieurs mois de vadrouille, il termine sa route au Mali. Il y revend sa moto pour se payer son billet retour, et reviens à la case départ à Deauville. Il reprend sa place dans les glaces et sorbets, jusqu'au jour où il décide à nouveau de tout quitter pour s'installer au Brésil.
En 2002, il ouvre son propre établissement, proposant bon nombre de parfums. Situé juste à côté de l'église San Francisco, il fait le bonheur des Brésiliens et touristes des autres pays. Isabelle a choisi Miel gingembre. Quant à moi, après avoir goûté Orientale, qui bien que très bonne, avait un goût de curry un peu trop prononcé, je me suis replié sur antille, à base de vanille et d'orange.
Sur la place, un orchestre jouait de la salsa. Nous nous sommes installés un moment pour les écouter, avant de rejoindre notre auberge à pied.
Je me suis un peu emmêlé les crayons dans la réservation. Nous quittons Salvador mardi 5, mais je n'ai réservé l'auberge que jusqu'au 4, qui correspond au jour du check-out. Le problème est que jusqu'à maintenant nous étions seuls à occuper l'étage de la maison de Gerardo, mais demain soir il est complet. Il va nous falloir trouver un autre hébergement. Heureusement Gerardo nous propose un plan B. Il dispose d'une petite chambre avec un lit d'une place. Il a également un matelas qu'il nous propose d'installer dans cette chambre, et nous fixe le prix à 18€ pour 2 petit déjeuner compris. On ne peut rêver mieux. Affaire conclue. Demain matin après le petit déjeuner nous déménagerons.
Ce soir c'est la fin de la fête de la Samba.
Demain débute une autre fête. La fête de Santa Barbara, marraine des pompiers et patronne des commerçants.
Pour l'occasion une scène a été montée près de l'église du Rosario, dans laquelle vont être célébrées des messes durant trois jours. Vont avoir lieu des processions et démonstrations de capoeira et maculelé. Les festivités doivent débuter à 5 heures du matin, par un feu d'artifice, tiré devant l'église du Rosario. Nous ne devrions pas échapper au réveil matinal, puisque nous sommes proches de ladite église.
Lorsque nous avons décidé de sortir pour aller dîner, Gerardo n'était pas dans le séjour. Je l'ai appelé, mais pas de réponse. Nous avons pensé qu'il était aux toilettes. Nous nous sommes installés un moment, car la porte est fermée avec une chaîne et un cadenas. Nous ne pouvons donc pas sortir. Au bout d'un moment, le fameux Gérard apparaît, venant de l'extérieur. Il était allé faire des courses et nous avait enfermés car nous étions seuls dans la maison. Il est certain qu'étant à l'étage nous n'aurions pas entendu une quelconque intrusion.