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vendredi 3 avril 2020

Retour en France



Vendredi 3 avril 2020.

Dans un vol de nuit on appréhende toujours d'avoir à supporter la famille avec des gosses qui hurlent, celui qui mange des bonbons, en faisant du bruit avec l'emballage, qu'on a envie de lui arracher pour le vider, garder l'emballage pour le coller dans le bec du gamin de la famille précédente, et celui qui pendant que vous tentez de fermer un œil, n'a de cesse que d'ouvrir et de fermer le coffre à bagages car son manque d'organisation l'empêche, en début de voyage de prévoir tout ce dont il aura besoin au cours du trajet, et que vous avez envie d'enfermer dans ce coffre, à la place de sa valise, et de contempler d'un air satisfait, ladite valise que vous aurez placer à sa place sur le siège. Nous les avons tous eu, même celui qui lorsqu'il se lève prend appui sur le dossier de votre siège, ou encore ceux qui ont décidé de discuter sans se soucier du besoin de calme que peuvent avoir besoin ceux qui les entourent. Heureusement il ont concentré leurs efforts sur le début et la fin du vol, ce qui nous a permis de nous reposer un peu.

Notre vol, qui a pris du retard au départ, arrive avec trois heures de retard à Roissy Charles De Gaulle. C'est impressionnant, de voir toute la flotte Air France et Easy Jet, clouée au sol. L'aérogare est vide.

Dès notre descente d'avion, nous récupérons notre sac à dos, et direction le comptoir Europcar, pour prendre possession de la voiture que nous avons réservée. La police de l'air nous remet une attestation de retour à domicile.

Pas de chance le comptoir du terminal 1 est fermé. Il faut se diriger vers les terminaux 2 E ou 2F. Pour nous ce sera le 2F. J'explique à la personne qui nous reçois, que je n'ai pas mon permis, mais que j'ai bien le numéro de ce document. Elle me dit qu'elle ne peut pas accepter, même une photo ou une photocopie. Elle annule ma réservation. Cela commence à se compliquer. Le couple de montpellierains qui se trouvait dans le même hôtel que nous, est confronté au même problème au comptoir AVIS. Après discussion, ils acceptent cependant la photocopie du permis de conduire. Je tente ma chance, mais je me vois opposer un refus, car contrairement à eux, je n'ai pas de réservation chez AVIS. Je tente ma chance, chez SIXT, BUDGET et HERTZ. Toutes me font la même réponse. Soudain, je me rappelle que chez AVIS, il m'a dit que si j'avais eu une réservation chez eux, il aurait accepté. J'appelle notre voisine qui à les clés de la maison, pour lui expliquer notre problème, et lui explique où se trouve mon permis de conduire. Comme de temps en temps je suis quelque soit peu ordonné, je sais exactement où il se trouve. Elle le scan, et me l'adresse par mail. Je retourne au comptoir AVIS, et je lui expose les faits. "Si je fais une réservation, et que je viens vous voir ensuite avec la copie de mon permis, vous acceptez de me louer une voiture ?". Oui me dit-il, et il m'épargne cette étape, en faisant lui même la réservation. Ouf, nous avons une voiture pour rentrer en Bretagne.

Nous décidons de prendre l'autoroute, se disant que nous aurions certainement moins de contrôles, non pas par crainte des forces de l'ordre, mais tout simplement pour nous éviter à chaque agglomération de perdre du temps à expliquer notre situation.

Dans les faits, nous sommes contrôlés avant de nous engager sur l'autoroute. Alors que nous sommes sur l'autoroute, un véhicule gendarmerie est à l'arrêt sur le côté droit. Alors que nous venions de passer devant eux, ils nous prennent en chasse, et à coup d'appels de phare et de gyrophare, ils nous font savoir qu'il ont envie de tailler le bout de gras avec nous.  Je m'engage sur la bretelle d'accès à la station service toute proche, et attends sagement qu'ils nous rejoignent. Nous subirons un troisième contrôle à la barrière de péage, lorsque nous avons quitté l'autoroute.

Je dois restituer la voiture demain à l'agence de Rennes gare. Dans un premier temps, j'avais envisagé de mettre un vélo dans le coffre de la voiture et revenir à la maison à l'aide de cette bicyclette. Mais en réfléchissant un peu, ce qui m'arrive de temps à autres, je me suis dit que mon attestation pour rejoindre mon domicile ne sera plus valable demain, et que je m'exposais de nouveau à des ennuis. Je décide d'appeler notre voisin, Mickaël, pour lui demander s'il voulait bien venir nous récupérer à Rennes. Il a bien évidemment tout de suite accepté. Je lui ai fait parvenir, notre carte d’embarquement et notre attestation, au cas ou il se ferait contrôler à l'aller.

Le véhicule est déposé au parking de la gare de Rennes, et la clé glissée dans la boite de l'agence.

Nous prenons toutes nos précautions pour le retour. Nous prenons place à l'arrière du Véhicule de Mickaël. Nous portons tous les trois des masques, nous avons nettoyé nos mains au gel hydroalcoolique, et nous ne touchons à rien dans la voiture. A la sortie de Rennes nous faisons à nouveau l'objet d'un contrôle.

A notre arrivée, nous allons de surprise en surprise. 

A l'entrée de notre maison. Un panneau installé par Mickël.



Dans notre cuisine, des gâteaux, et des fruits, déposés par Karen



Des galettes et des œufs, déposés par Yvette.



C'est touchant toutes ces petites attentions. Nous sommes bien en Bretagne... Ils sont pas sympas ces irlandais, ces anglais et ces bretons ?


Fin du voyage.

Dernière journée au Laos


Jeudi 2 avril 2020

Après le petit déjeuner je suis allé réserver un Tuk Tuk pour 15 heures, afin de rejoindre l'aéroport. Nous nous sommes regroupés à 6, pour partager les frais.

Après avoir rassemblé nos affaires, nous libérons la chambre à midi. Nous attendrons dans le lobby de l'hôtel.

A 14 heures, un couple  qui a réservé également un Tuk Tuk, nous dit que leur chauffeur revient de l'aéroport, et que l'aérogare serait ouvert. Notre petit groupe décide d'avancer le départ, se réjouissant de se mettre un peu au frais. Notre chauffeur, attendait de toute façon, juste en face.

Je suis allé rapidement dire au revoir à notre voisin américain, Allen. Il a trouvé une issue à l'impasse dans laquelle l'avait plongé son ambassade. Il va pouvoir prendre  un vol affrété  par les britanniques, pour Séoul puis San Diego, sa ville de résidence.

Malheureusement à notre arrivée à l'aéroport c'est fermé. Le personnel de l'ambassade, présent sur place nous dit que nous ne pourrons pas entrer avant 15H45, soit un peu plus d'une heure plus tard. Il fait très chaud. Isabelle s'est installée devant l'unique ventilateur.

Nous ne sommes pas seuls.




Après vérification de nos passeports et de notre présence sur la liste, nous sommes enfin autorisés à entrer. D'autres membres de l'ambassade nous demandent de leur remettre la reconnaissance de dette, ainsi qu'un RIB.

Enregistrement des bagages sans soucis particulier.

Je ne sais pas si nous sommes dans la bonne salle d'embarquement. L'écran affiche "Charles de Gull". Un nouvel aéroport peut-être. J'espère qu'il se situe en France.




Notre vol doit décoller à 19H45.

A 19H50, l'ambassadrice nous explique les difficultés rencontrées pour la mise en place de ce vol, et nous souhaite bon voyage.

Nous allons prendre le premier vol de l'histoire, à relier directement le Laos à la France, à bord d'un appareil d'une taille jamais autorisée à se poser sur le tarmac de Vientiane, un A340/600, doté d'un double équipage. Nous ferons néanmoins une escale technique pour faire le plein de kérosène, au Kazakhtan.

Bon les cartes d'embarquement sont remplies à la main.


L'embarquement commence à 20H30. Deux passagers sont appelés à retourner au comptoir d'enregistrement suite à un problème avec leurs sacs. Les personnes tardent à se présenter, et une annonce est faite, nous informant que tant que ces deux personnes ne se seront pas déplacées, l'avion ne décollera pas . Tous les passagers se mettent à les appeler par leurs prénoms.

Nous ne connaîtrons pas le motif de cet appel.

Nous voilà installés. Nous y croyons.

A 22H17, l'avion décolle enfin. Nous voyageons sur une compagnie espagnole, Plusultra, dont j'ignorais l'existence jusqu'à aujourd'hui.

14 heures 30, dans l'avion, nous attendent.





mercredi 1 avril 2020

Vol reporté, avancé et reporté

Mercredi 1er avril 2020

Hier soir, coup de théâtre, le vol prévu le 2 avril, est finalement remis comme initialement programmé, le 1er avril.

Ce matin, revirement de la situation. Suite à des problèmes techniques liés au décollage de l'appareil depuis la France, le vol est de nouveau reporté au 2 avril.

D'autres précisions doivent arriver dans l'après-midi.


Entre temps nous avions envisagé de nous échapper cette nuit à bord de ce side-car, mais nous avions peur d'être repérés avec le nounours.



Cette photo est destinée aux fumeurs français, pour les faire râler un peu.(6000 = 0,60cts Les plus chères à 20 000 : 2 euros). Je vous arrête tout de suite. Nous n'avons qu'un sac à dos, et il est plein.

Transporteur d’œufs. Et le plus étonnant, est qu'il n'y en a aucun de cassé.

Toujours pas de nouvelles à 17H00.

Notre voisin américain, nous a envoyé une photo de nous, qu'il avait prise hier.  A mon tour je l'ai pris en photo.


Personne ne veut de lui. Son ambassade lui dit d'attendre que les vols reprennent pour rentrer aux Etats Unis. Sympa comme solution. Il est écrivain et originaire de San Diego. J'espère qu'il va trouver une solution, car une fois que tous les français vont partir de l'hôtel, je ne sais pas s'ils vont rester ouverts.

Depuis ce matin, une employée de l'hôtel m'intrigue. Elle porte un pull en laine alors qu'il fait 40°. Il y a même un moment ou elle avait mis la capuche, en laine elle aussi.



Je mettrai ce post à jour, dès que nous avons du nouveau.

A 18H30, nous recevons enfin le fameux message. Le vol est prévu demain à 19H45, si tout se passe bien. Nous arriverons à Roissy à 04H55. Il me reste à réserver une voiture de location pour rentrer en Bretagne. Le petit problème, est que je n'avais pas pris mon permis de conduire, puisqu'ici je n'avais pas l'intention de conduire.

Je remercie Ludo, qui m'a fait parvenir les renseignements de mon permis. Cela me servira pour la location de voiture. Si nous nous faisons contrôler en cours de route, et bien nous aurons un PV à 11 euros. Nous n'avons de toute façon pas le choix, il n'y a pas de train. 

Nous allons enfin pouvoir peut-être partir.

mardi 31 mars 2020

Vol reporté



Mardi 31 mars 2020

Un tuktuk à vendre devant notre hôtel.



Une famille de français, ayant parcouru le Laos à bord de ce tuk tuk, avec leur 4 enfants, souhaite maintenant s'en débarrasser, avant le rapatriement. Le tuk tuk a été vendu le jour même.

De plus en plus de restaurants ne font plus que des plats à emporter. Ceux qui acceptent les clients en salle, commencent par vous obliger à vous laver les mains avec une solution hydroalcoolique.

Pour entrer dans certains supermarché, il en est de même, lavage de mains à l'entrée, port du masque obligatoire, et prise de température. Dans le supermarché ce matin, le gars qui prend la température avec carrément une combinaison de la tête aux pieds.

Ils sont sérieux, et disciplinés. C'est peut-être la raison de la faible présence du virus au Laos. Ils ont appliqué la même politique qu'au Portugal, et cela semble porter ses fruits. Fermeture des frontières, et peuple discipliné. Aurions-nous pu faire de même en France ? Pas si sûr.

A notre retour à l'hôtel, nous apprenons que le vol serait reporté au 2 avril. Effectivement quelques minutes plus tard nous recevons un mail de l'ambassade nous informant que pour des raisons techniques, nous ne pourrons pas décoller demain. Direction la réception et on réserve une nuit de plus.


En attendant l'ouverture des magasins, nous nous sommes installés dans un temple, devant l'école primaire.


Depuis Ho Chi Minh, c'est à dire dès notre arrivée au Vietnam, Isabelle n'a pas lâché ce petit accessoire. J'ai tenté de lui prendre mais elle se met alors à grogner. Je n'ai pas insisté.





















lundi 30 mars 2020

Vol retour ?


Lundi 30 mars 2020

Hier soir, à peine étions nous rentré de notre sortie restaurant avec nos voisins, que le téléphone sonnait. Le premier conseiller de l'ambassade de France en personne, qui souhaite que je lui confirme que notre désir est bien de regagner la France.

Un vol direct Vientiane/ Paris, va être mis en place le 31 mars ou le 1er avril, au tarif unique de 450 euros par personne. Les tarifs sont tout à fait raisonnables, et nous n'allons donc pas perdre d'argent dans cette histoire, puisque les billets annulés vont nous être remboursés. Ils ont quand même bien bossé à l'ambassade, bien qu'ici à l'hôtel, beaucoup se plaignent de la lenteur avec laquelle ce rapatriement se met en place. J'ai bien essayé de défendre le personnel de l'ambassade, mais je ne veux pas non plus me mettre à dos tous les touristes de l'hôtel.

Bon il était temps, car à partir de demain, les gens sont invités à rester chez eux. Les restaurants, hôtels et magasins d'alimentation sont autorisés à rester ouverts, mais les choses peuvent évoluer et changer rapidement, alors nous préférons abandonner la poursuite de notre voyage. Nous en avons déjà bien profité pendant un mois, puisque nous avons pu visiter des sites dans des conditions exceptionnelles, du fait de l'absence de touristes. Il est certain que le Vietnam restera la grande déception de ce parcours. C'est le pays qui nous attirait le plus, et que nous avions gardé pour la fin. De toute façon, la situation va, je pense se dégrader ici aussi. Il y a maintenant 8 cas de coronavirus ici au Laos. Alors rester confinés à l'hôtel ou chez nous, nous avons une petite préférence pour notre chez nous. Nous avons de quoi nous occuper à la maison.

Donc nous serons de retour en France cette semaine. Le confinement fait que nous n'aurons pas l'occasion de vous revoir de suite. De plus, bien  que rien ne nous soit imposé, nous nous astreindrons à une quatorzaine volontaire à notre arrivée sur le sol français.

Pour le moment, l'heure est à la recherche de masque pour le vol retour. Alors que nous nous dirigions vers le supermarché, des jeunes se sont approchés de nous pour nous donner des masques. Ils sont envoyés par le gouvernement, et distribuent des masques sur le bords de la route. Les automobilistes s'arrêtent, prennent leur masques et continuent leur chemin. En voila une bonne initiative. Ce ne sont que des masques chirurgicaux, mais cela dépanne. Nous avons poursuivi notre chemin, et avons retrouvé nos voisins Montpellierains. Ils cherchaient également des masques en tissu. Les deux femme étant fatiguées, elle sont rentrées à l'hôtel et nous avons continué notre recherche moi et Vincent. Nous avons finalement trouvé notre bonheur dans une pharmacie. 







En regagnant l'hôtel, que vois-je ?
Et oui; ils sont également présents au Laos...Le patron n'était pas là, je n'ai pas pu lui demander d'où il était. Étonnant quand même !

Nous avons commencé à rassembler nos affaires, et préparer nos vêtements pour le voyage. Cela va être compliqué de remettre un jean avec la chaleur du Laos. Le sac pèsera certainement moins lourd qu'à l'aller, puisque nous avions amener des vêtements jetables.

Plus qu'à attendre le mail de confirmation de l'ambassade.


dimanche 29 mars 2020

Manif à l'ambassade


Dimanche 29 mars 2020


Ce matin, un rassemblement est organisé par un groupe formé sur Whatsapp, devant l'ambassade de France. Cette manifestation n'est en aucun cas dirigée contre les services de l'ambassade de France, qui, ayant nous mêmes fait deux séjours en ambassades,  nous savons, doivent faire le maximum pour nous trouver une solution. Nous nous rassemblons pour diffuser un message sur les réseaux sociaux, et montrer qu'il y a des français bloqués dans ce pays qu'est le Laos, qui pour beaucoup est inconnu.

Alors que nous allions quitter l'hôtel, un couple de français est justement en ligne avec l'ambassade, et la femme me dit, tu devrais prendre le téléphone à la suite, car ils recensent les français. J'ai attendu mon tour, et la personne de la section consulaire, après m'avoir demandé mon nom, a voulu vérifier tous les renseignements qu'elles avaient en sa possession, puisque nous nous étions déjà signalés par mail à l'ambassade et sur Ariane, l'application du Ministère des Affaires Etrangères.

Nous étions une petite délégation de notre hôtel, à nous rendre à pied à l'ambassade située à 1km5, en file indienne, espacés d'un mètre, et porteurs de masques.

Nous avons été rejoints par d'autres petits groupes, de personnes, qui avaient leur place sur le dernier vol, mais la compagnie ayant fait du surbooking, ont été refusé au moment de l'embarquement.




Personne ne s'est manifesté de l'ambassade. Ce n'était pas du tout le but recherché non plus.  Aucun lancé de pavés. Aucune intervention des forces de l'ordre. Nous n'avons dérangé personne. Nous n'avons même pas sonné à l'ambassade, qui devait se demander ce que faisait ce groupe de personnes devant chez eux. Je sais très bien que les caméras étaient braquées sur nous, et le garde de permanence devait nous observer.


La maison située en face de l'ambassade. Le style est différent.

Sur le retour, nous avons visité tous les temples que nous croisions, avec un couple de Montpellierains, qui loge dans le même hôtel que nous.


Dans celui-ci, des bonzes, plus des novices d'ailleurs, étaient en train de tailler les arbres, dont un manguier. L'un deux s'est approché de mois et m'a offert une mangue verte. Nous ne sommes donc pas encore indésirables, et ce geste prouve peut être que si nous sommes mis à la porte de l'hôtel, nous pourront nous réfugier dans un temple.




Tissage en laine devant les fenêtres


Vue de l'extérieur









Il ne faut pas se fier aux inscriptions. The living library (la bibliothèque vivante), est en fait un café restaurant, dont le cadre est splendide.

Nous avons trouvé notre restaurant pour ce soir. Le couple qui nous accompagne, nous propose de venir avec nous. Les tarifs sont exactement les mêmes que dans les autres restaurants. (Entre 25000 et 50000 kips le plat, soit 2,5 à 5 euros environ).







Avant de rentrer à l'hôtel, nous avons commandé juste en face des smoothies aux fruits de la passion, histoire de se rafraîchir de cette ballade rendue éprouvante par la chaleur.






samedi 28 mars 2020

Nouveau mail de l'ambassade


Samedi 28 mars 2020


Hier soir, comme nous le faisons depuis trois jours, nous nous sommes rendus dans une boulangerie, où ils servent des repas simples mais bons. Tout y est très propre, et cela rassure. Nettoyage des mains au gel avant de rentrer. Les serveurs portent masques et gants. Nous avions mangé local jusqu'à maintenant, mais ils commencent à nous faire peur. A l'entrée ils ont installés depuis deux jours un petits panneaux nous invitant à privilégier la terrasse, plutôt que la salle intérieure. Nous nous installons en terrasse, en leur demandant de nous allumer un ventilateur, et c'est très bien comme cela. Ce soir nous avons pris une pizza. Il est possible d'y acheter son pain, et des pâtisserie, et même de la baguette tradition. Serait-ce un signe pour nous réhabituer à la France ?





Au cours du repas, nous avons reçu un mail de l'ambassade. Je fais un copier/coller du mail, pour éviter de tout retaper. Vous en savez autant que nous.

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Message aux voyageurs français au Laos - 27/03/2020
Chers compatriotes,
L’Ambassade de France au Laos vous remercie d’avoir bien voulu lui faire parvenir vos coordonnées et l’informer de votre situation.
Vous êtes très nombreux à nous appeler et à nous écrire afin d’obtenir de nouvelles informations sur ce qui a été annoncé dans le message du 25 mars 2020 (ci-dessous pour mémoire).
Le volume de messages et d’appels reçus n’a pas permis d’apporter une réponse à tous.
Les discussions avec les autorités concernées sont encore en cours pour trouver, aussi rapidement que possible, une solution de retour en France pour les Français, en particulier les plus vulnérables, de passage au Laos.
Dès qu’un mécanisme aura pu être mis en place, nous vous en informerons.
Nous vous encourageons à consulter régulièrement le site internet de l’ambassade et notre page Facebook sur lesquels nous publions toute nouvelle information.
Nous vous remercions à nouveau pour votre compréhension et votre patience, soyez assurés que les services de l’ambassade de France au Laos travaillent sans relâche pour trouver des solutions.
Ceci est un message d’information, merci de ne pas y répondre. Nous reviendrons vers vous lorsque de nouveaux éléments seront disponibles.
La section consulaire
Ambassade de France au Laos
Rue Setthathirath  P.O. Box 06
Vientiane
Tel. spécial Covid-19 : + (856) (21) 26 74 46
Horaires : 9h-12h30 – 14h-17h30


Message du 25 mars 2020 :
Avec la fermeture des frontières terrestres et l’interruption des liaisons aériennes vers Bangkok, le dernier vol de Thai Airways du 27 mars est complet. L’Ambassade travaille à mettre en place une solution commerciale alternative qui vous permettrait de rejoindre Bangkok et de profiter de la facilité offerte jusqu’au 31 mars 2020 inclus par les autorités thaïlandaises pour les voyageurs en transit, sous réserve que ce transit ne dépasse pas 24h : l’obligation de certificat d’assurance a été levée et un certificat de non-symptômes (« fit to fly ») en pièce jointe est requis (et non plus le résultat d’un test négatif Covid-19) avec une validité de 72H.
Afin de profiter de cette facilité proposée aux voyageurs en transit voulant regagner la France puis le cas échéant un autre pays de l’Union européenne, il nous faut donc sécuriser à la fois le vol Vientiane-Bangkok mais aussi la partie Bangkok-Paris.
C’est sur ce dispositif complexe que nous sommes en train de travailler.
Nous vous informerons dès que possible de la solution commerciale qui sera arrêtée dès qu’elle aura été finalisée.
Je vous remercie de votre patience.
Ceci est un message d’information, merci de ne pas y répondre. Nous reviendrons vers vous lorsque de nouveaux éléments seront disponibles.
Nous sommes tous mobilisés.
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Sur notre chemin, nous avons remarqué une activité inhabituelle à l'intérieur du temple Wat Mixay. Nous nous sommes approchés pour voir qu'il s'y tramait quelque chose. Je pense qu'une cérémonie va être célébrée sous peu.





Dans un supermarché où nous sommes allés faire quelques courses ce matin, le port du masque est obligatoire pour rentrer dans le magasin, et obligation de se passer les mains au gel hydroalcoolique, mis à disposition à l'entrée. Nous avons croisé dans ce magasin un couple de français originaire de Strasbourg, qui comme nous est bloqué ici. Le monsieur de 77 ans et son épouse de 71, se déplaçaient tout simplement en scooter. La dame était pressée de rentrer, mais son mari était ravis de la situation , et prêt à rester deux mois, s'il le fallait. Les voyages conservent la jeunesse.


Un bar branché dans notre quartier



Ce soir notre voisin américain, qui comme nous est bloqué ici, et sa femme bloquée en Birmanie, nous a proposé de l'accompagner acheter une pizza, dans la pizzeria d'à côté. Un jeune couple d'allemand, s'est joint à nous. Arrivés devant le restaurant, nous avons trouvé une pancarte que nous découvrons de plus en plus ici.



Nous avons donc pris des pizza à emporter, après qu'ils nous aient pris la température, on ne sait pas pourquoi, puisqu'on est resté sur le trottoir. Le patron, nous a dis que demain il était fermé car c'était son jour de fermeture. Lundi et mardi il sera ouvert mais après il ne sait pas, car beaucoup de restaurant vont fermer. L'étau se ressert. Nous commençons à envisager de nous manger les uns les autres, et nous commençons à repérer ceux, sur lesquels il y a le plus de nourriture. C'est le menu vivant.

Nous avons donc ramené nos pizzas que nous avons mangé ensemble près de la piscine de l'hôtel.



vendredi 27 mars 2020

Toujours dans l'attente.

Vendredi 27 mars 2020

Pour le moment nous n'avons toujours pas de nouvelles de l'ambassade. Ici dans l'hôtel, tous attendent désespérément d'être rapatriés au plus vite. Certains quittent l'hôtel pour trouver un hébergement moins onéreux. Il règne un calme olympien que  seul le chant des oiseaux vient perturber.

Pour le moment nous préférons rester ici. Ils ont augmenté un peu les prix, mais cela reste raisonnable, et quitte à être confinés, autant l'être dans un cadre agréable. Au moins nous avons un balcon, qui nous permet d'être à l'extérieur, sans prendre de risque. J'ai entendu dire que certains hôtels avaient doublé leurs tarifs. D'autres ferment, et certains français se retrouvent à la rue. Ils y en a qui forment des groupes pour louer des maisons, d'autres cherchent à acheter une tente de camping.

L'incertitude dans laquelle nous nous trouvons ne nous permet pas de prendre de décision. Nous avons prolongé de trois jours notre séjour dans cet hôtel.


Ce soir, le dernier vol à destination de Bangkok, va quitter le Laos. Il était bien sur complet, car les touristes dont le départ était prévu aujourd'hui, n'avaient évidemment pas annulé leur vol.


Pour passer les journées, j'avais ce livre, trouvé ici, mais vite terminé. Pas facile de trouver de la lecture en français au Laos.


Un thriller à la Mary Higgins Clark