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vendredi 3 avril 2020

Retour en France



Vendredi 3 avril 2020.

Dans un vol de nuit on appréhende toujours d'avoir à supporter la famille avec des gosses qui hurlent, celui qui mange des bonbons, en faisant du bruit avec l'emballage, qu'on a envie de lui arracher pour le vider, garder l'emballage pour le coller dans le bec du gamin de la famille précédente, et celui qui pendant que vous tentez de fermer un œil, n'a de cesse que d'ouvrir et de fermer le coffre à bagages car son manque d'organisation l'empêche, en début de voyage de prévoir tout ce dont il aura besoin au cours du trajet, et que vous avez envie d'enfermer dans ce coffre, à la place de sa valise, et de contempler d'un air satisfait, ladite valise que vous aurez placer à sa place sur le siège. Nous les avons tous eu, même celui qui lorsqu'il se lève prend appui sur le dossier de votre siège, ou encore ceux qui ont décidé de discuter sans se soucier du besoin de calme que peuvent avoir besoin ceux qui les entourent. Heureusement il ont concentré leurs efforts sur le début et la fin du vol, ce qui nous a permis de nous reposer un peu.

Notre vol, qui a pris du retard au départ, arrive avec trois heures de retard à Roissy Charles De Gaulle. C'est impressionnant, de voir toute la flotte Air France et Easy Jet, clouée au sol. L'aérogare est vide.

Dès notre descente d'avion, nous récupérons notre sac à dos, et direction le comptoir Europcar, pour prendre possession de la voiture que nous avons réservée. La police de l'air nous remet une attestation de retour à domicile.

Pas de chance le comptoir du terminal 1 est fermé. Il faut se diriger vers les terminaux 2 E ou 2F. Pour nous ce sera le 2F. J'explique à la personne qui nous reçois, que je n'ai pas mon permis, mais que j'ai bien le numéro de ce document. Elle me dit qu'elle ne peut pas accepter, même une photo ou une photocopie. Elle annule ma réservation. Cela commence à se compliquer. Le couple de montpellierains qui se trouvait dans le même hôtel que nous, est confronté au même problème au comptoir AVIS. Après discussion, ils acceptent cependant la photocopie du permis de conduire. Je tente ma chance, mais je me vois opposer un refus, car contrairement à eux, je n'ai pas de réservation chez AVIS. Je tente ma chance, chez SIXT, BUDGET et HERTZ. Toutes me font la même réponse. Soudain, je me rappelle que chez AVIS, il m'a dit que si j'avais eu une réservation chez eux, il aurait accepté. J'appelle notre voisine qui à les clés de la maison, pour lui expliquer notre problème, et lui explique où se trouve mon permis de conduire. Comme de temps en temps je suis quelque soit peu ordonné, je sais exactement où il se trouve. Elle le scan, et me l'adresse par mail. Je retourne au comptoir AVIS, et je lui expose les faits. "Si je fais une réservation, et que je viens vous voir ensuite avec la copie de mon permis, vous acceptez de me louer une voiture ?". Oui me dit-il, et il m'épargne cette étape, en faisant lui même la réservation. Ouf, nous avons une voiture pour rentrer en Bretagne.

Nous décidons de prendre l'autoroute, se disant que nous aurions certainement moins de contrôles, non pas par crainte des forces de l'ordre, mais tout simplement pour nous éviter à chaque agglomération de perdre du temps à expliquer notre situation.

Dans les faits, nous sommes contrôlés avant de nous engager sur l'autoroute. Alors que nous sommes sur l'autoroute, un véhicule gendarmerie est à l'arrêt sur le côté droit. Alors que nous venions de passer devant eux, ils nous prennent en chasse, et à coup d'appels de phare et de gyrophare, ils nous font savoir qu'il ont envie de tailler le bout de gras avec nous.  Je m'engage sur la bretelle d'accès à la station service toute proche, et attends sagement qu'ils nous rejoignent. Nous subirons un troisième contrôle à la barrière de péage, lorsque nous avons quitté l'autoroute.

Je dois restituer la voiture demain à l'agence de Rennes gare. Dans un premier temps, j'avais envisagé de mettre un vélo dans le coffre de la voiture et revenir à la maison à l'aide de cette bicyclette. Mais en réfléchissant un peu, ce qui m'arrive de temps à autres, je me suis dit que mon attestation pour rejoindre mon domicile ne sera plus valable demain, et que je m'exposais de nouveau à des ennuis. Je décide d'appeler notre voisin, Mickaël, pour lui demander s'il voulait bien venir nous récupérer à Rennes. Il a bien évidemment tout de suite accepté. Je lui ai fait parvenir, notre carte d’embarquement et notre attestation, au cas ou il se ferait contrôler à l'aller.

Le véhicule est déposé au parking de la gare de Rennes, et la clé glissée dans la boite de l'agence.

Nous prenons toutes nos précautions pour le retour. Nous prenons place à l'arrière du Véhicule de Mickaël. Nous portons tous les trois des masques, nous avons nettoyé nos mains au gel hydroalcoolique, et nous ne touchons à rien dans la voiture. A la sortie de Rennes nous faisons à nouveau l'objet d'un contrôle.

A notre arrivée, nous allons de surprise en surprise. 

A l'entrée de notre maison. Un panneau installé par Mickël.



Dans notre cuisine, des gâteaux, et des fruits, déposés par Karen



Des galettes et des œufs, déposés par Yvette.



C'est touchant toutes ces petites attentions. Nous sommes bien en Bretagne... Ils sont pas sympas ces irlandais, ces anglais et ces bretons ?


Fin du voyage.

Dernière journée au Laos


Jeudi 2 avril 2020

Après le petit déjeuner je suis allé réserver un Tuk Tuk pour 15 heures, afin de rejoindre l'aéroport. Nous nous sommes regroupés à 6, pour partager les frais.

Après avoir rassemblé nos affaires, nous libérons la chambre à midi. Nous attendrons dans le lobby de l'hôtel.

A 14 heures, un couple  qui a réservé également un Tuk Tuk, nous dit que leur chauffeur revient de l'aéroport, et que l'aérogare serait ouvert. Notre petit groupe décide d'avancer le départ, se réjouissant de se mettre un peu au frais. Notre chauffeur, attendait de toute façon, juste en face.

Je suis allé rapidement dire au revoir à notre voisin américain, Allen. Il a trouvé une issue à l'impasse dans laquelle l'avait plongé son ambassade. Il va pouvoir prendre  un vol affrété  par les britanniques, pour Séoul puis San Diego, sa ville de résidence.

Malheureusement à notre arrivée à l'aéroport c'est fermé. Le personnel de l'ambassade, présent sur place nous dit que nous ne pourrons pas entrer avant 15H45, soit un peu plus d'une heure plus tard. Il fait très chaud. Isabelle s'est installée devant l'unique ventilateur.

Nous ne sommes pas seuls.




Après vérification de nos passeports et de notre présence sur la liste, nous sommes enfin autorisés à entrer. D'autres membres de l'ambassade nous demandent de leur remettre la reconnaissance de dette, ainsi qu'un RIB.

Enregistrement des bagages sans soucis particulier.

Je ne sais pas si nous sommes dans la bonne salle d'embarquement. L'écran affiche "Charles de Gull". Un nouvel aéroport peut-être. J'espère qu'il se situe en France.




Notre vol doit décoller à 19H45.

A 19H50, l'ambassadrice nous explique les difficultés rencontrées pour la mise en place de ce vol, et nous souhaite bon voyage.

Nous allons prendre le premier vol de l'histoire, à relier directement le Laos à la France, à bord d'un appareil d'une taille jamais autorisée à se poser sur le tarmac de Vientiane, un A340/600, doté d'un double équipage. Nous ferons néanmoins une escale technique pour faire le plein de kérosène, au Kazakhtan.

Bon les cartes d'embarquement sont remplies à la main.


L'embarquement commence à 20H30. Deux passagers sont appelés à retourner au comptoir d'enregistrement suite à un problème avec leurs sacs. Les personnes tardent à se présenter, et une annonce est faite, nous informant que tant que ces deux personnes ne se seront pas déplacées, l'avion ne décollera pas . Tous les passagers se mettent à les appeler par leurs prénoms.

Nous ne connaîtrons pas le motif de cet appel.

Nous voilà installés. Nous y croyons.

A 22H17, l'avion décolle enfin. Nous voyageons sur une compagnie espagnole, Plusultra, dont j'ignorais l'existence jusqu'à aujourd'hui.

14 heures 30, dans l'avion, nous attendent.





mercredi 1 avril 2020

Vol reporté, avancé et reporté

Mercredi 1er avril 2020

Hier soir, coup de théâtre, le vol prévu le 2 avril, est finalement remis comme initialement programmé, le 1er avril.

Ce matin, revirement de la situation. Suite à des problèmes techniques liés au décollage de l'appareil depuis la France, le vol est de nouveau reporté au 2 avril.

D'autres précisions doivent arriver dans l'après-midi.


Entre temps nous avions envisagé de nous échapper cette nuit à bord de ce side-car, mais nous avions peur d'être repérés avec le nounours.



Cette photo est destinée aux fumeurs français, pour les faire râler un peu.(6000 = 0,60cts Les plus chères à 20 000 : 2 euros). Je vous arrête tout de suite. Nous n'avons qu'un sac à dos, et il est plein.

Transporteur d’œufs. Et le plus étonnant, est qu'il n'y en a aucun de cassé.

Toujours pas de nouvelles à 17H00.

Notre voisin américain, nous a envoyé une photo de nous, qu'il avait prise hier.  A mon tour je l'ai pris en photo.


Personne ne veut de lui. Son ambassade lui dit d'attendre que les vols reprennent pour rentrer aux Etats Unis. Sympa comme solution. Il est écrivain et originaire de San Diego. J'espère qu'il va trouver une solution, car une fois que tous les français vont partir de l'hôtel, je ne sais pas s'ils vont rester ouverts.

Depuis ce matin, une employée de l'hôtel m'intrigue. Elle porte un pull en laine alors qu'il fait 40°. Il y a même un moment ou elle avait mis la capuche, en laine elle aussi.



Je mettrai ce post à jour, dès que nous avons du nouveau.

A 18H30, nous recevons enfin le fameux message. Le vol est prévu demain à 19H45, si tout se passe bien. Nous arriverons à Roissy à 04H55. Il me reste à réserver une voiture de location pour rentrer en Bretagne. Le petit problème, est que je n'avais pas pris mon permis de conduire, puisqu'ici je n'avais pas l'intention de conduire.

Je remercie Ludo, qui m'a fait parvenir les renseignements de mon permis. Cela me servira pour la location de voiture. Si nous nous faisons contrôler en cours de route, et bien nous aurons un PV à 11 euros. Nous n'avons de toute façon pas le choix, il n'y a pas de train. 

Nous allons enfin pouvoir peut-être partir.