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jeudi 30 novembre 2017

Départ pour la forêt amazonienne

En ce dimanche matin, alors que certains vont s'offrir une bonne grasse matinée, pour nous ce sera lever à 5 heures 45, pour affronter le petit déjeuner, qui, après renseignement pris, n'est servi qu'à partir de 6 heures 30.
Nous nous sommes délestés d'une partie de notre paquetage. Nous avions pour cela prévu un sac à dos plus petit, permettant d'y glisser le strict nécessaire à cette escapade amazonienne. Tout ce qui pouvait avoir un caractère abscons en a donc été banni. Le sac à dos principal est resté en consigne à l'auberge de jeunesse, où un casier sécurisé, a été mis à notre disposition.
Sac pour 4 jours

Un premier trajet en voiture d'une durée de 2 heures et demie, au cours duquel nous avons fait une halte dans un bar, où notre chauffeur nous a fait déguster un gâteau à base de noix du Brésil.

Sur la route le chauffeur s'est arrêté pour acheter des fruits, et nous a offert un paquet de litchis. Un autre couple brasilo/australien, Marina et Ed, partage notre voiture, et partageront également nos activités durant un jour et demi.

Nous avons ensuite poursuivi le voyage en pirogue. 30 minutes plus tard nous atteignons notre lodge.

Notre guide Cristobald, nous a fait visiter les installations. Cet ecolodge a une capacité d'accueil de 74 personnes, et en saison, le personnel atteint les 300 personnes, par roulement. Aujourd'hui, visiblement nous ne sommes que huit.




Nous avons découvert la flore entourant les chalets, ainsi qu'un antimoustique naturel. Il suffit pour cela de plonger sa main dans une fourmilière, et de se frotter les mains. Une odeur subsiste, et est censée éloigner les attaquants.
A 15 heures nous avons rendez vous pour une promenade en pirogue, et par la même occasion, une partie de pêche. Le produit de notre pêche est censé alimenter notre dîner.
Pour nous perdre dans cette forêt, souvent nommée "Poumon de la planète*", nous avons emprunté les voies fluviales. Le guide a distribué à chacun une pagaie, et tous en cœur nous avons pagayer.


Arrivés sur l'endroit propice à la pêche, nouvelle distribution, mais de lignes avec hameçons et morceaux de poulet. Pas de canne à pêche. J'ai réussi avec beaucoup de difficultés, à attraper ce que le guide appelle une sardine, mais qui me paraît bien grosse. Cristobald a quant à lui, pêché deux piranhas. Cela fait trois poissons pour cinq.


 Le repas va être maigre.

Ce soir,  après le dîner, à nouveau nous reprenons la pirogue, pour aller à la rencontre des crocodiles. Le problème en cette période, début de la saison des pluies, est que la forêt n'est pas encore inondée. Il est donc impossible d'y pénétrer en pirogue. Nous apercevons de loin des yeux qui nous guètent. A un moment la pirogue touche le fond. Cristobald nous invite à le suivre. Nous progressons dans une eau trouble, sans trop savoir ce qu'il va nous arriver. Tout d'un coup, Cristobald se baisse et attrape un caïman qu'il nous colle dans les mains. Après quelques photos nous remettons la pauvre bête à l'eau.

Après toutes ces émotions, retour au lodge, pour dormir un peu, car demain matin, nous avons rendez-vous à 5 heures 30, pour admirer le réveil des animaux.






* Il faut quand même savoir que le dioxygène produit par cette forêt, comme d'ailleurs toutes forêts anciennes, est sensiblement égal à celui qu'elle consomme. L'expression "Poumon de la terre" est donc très exagérée, car il nous serait très difficile de survivre avec des poumons aussi peu productifs. Je vous laisse faire des recherches sur le sujet, si vous souhaitez en apprendre plus sur l'écosystème d'une forêt. Si aller un peu de courage....

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