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vendredi 15 février 2019

Transit à Hyderabad




Ce matin le réveil était matinal. A 5 heures, il fait déjà chaud. Il est trop tôt pour pouvoir prétendre à un petit déjeuner, mais j’ai réussi à négocier un thé, avec le garçon qui est seul pour gérer cet hébergement. Il dort sur un matelas posé au sol dans la salle commune. 

Quand nous arrivons dans la pièce il est en train de se brosser les dents, et nous fait un signe de la main. Il nous prépare un thé et s’assure par téléphone que notre taxi est en route pour nous récupérer à 6 heures comme convenu la veille.
A peine monté dans le taxi, qu’il nous met l’air conditionné, position maximum. Nous sommes pratiquement congelés sur place. Comme nous avons accès à un tableau de commande à l’arrière, je m’empresse de couper la climatisation. Le trajet jusqu’à l’aéroport devrait suffire pour nous décongeler.

Alors que nous traversons Madurai pour rejoindre l’aéroport, nous assistons au réveil de la ville. Certains camelots sont déjà à pied d’œuvre avec leurs gamelles d’huile prête à frire. Chacun s'installe à la lueur d'une ampoule électrique, alors que le jour pointe à peine.

Après avoir pris un café et un morceau de cake à l’aéroport, nous passons notre sac à dos au contrôle sécurité. L’agent me fait remarquer qu’il y a l’intérieur une clé qui ne passera pas au contrôle suivant. Je lui explique que j’ai cet outil depuis le début du voyage, et qu’il a passé tous les contrôles jusqu’à présent. Il s’agit d’une petite clé à laine destinée à mon trépied d’appareil photo. Il me laisse passer. Au contrôle suivant, il ne me sera fait aucune remarque.

J’ai pris l’habitude de vider la totalité de mon sac cabine, pour le contrôle d’accès à la zone d’embarquement, pour éviter de repasser deux fois. Mais aujourd'hui, ils en ont après mes chaussures. C’est la première fois qu’ils me demandent de les retirer. On s’exécute sans même chercher une explication, puisqu’il n’y a jamais aucune logique. A chaque contrôle vous redoutez d’être refoulé. Il est donc toujours essentiel de prévoir de la marge au cas où.

Dans la salle d’embarquement, juste à côté de nous, un homme passe son temps au téléphone en prenant soin de parler assez fort pour que tout le monde l’entende. Nous changeons de place pour un peu plus de tranquillité.

Dans l’avion, qui se trouve à côté de moi ? Eh bien oui c’est encore lui. Normalement il ne pourra pas téléphoner. Oui mais ce monsieur est bavard. Il commence à engager la conversation, sur le fait que la tablette en trop petite pour y poser son ordinateur, puis m’explique qu’il est originaire du Bangladesh, qu’il habite en Grande Bretagne, etc… Je sens que je vais devoir me le farcir tout le voyage. Pour couper court, je sors mon ordinateur, et commence à rédiger cet article. Pendant ce temps-là , il me laissera un peu tranquille. Après je ferais semblant de dormir. Après cette petite nuit, je n'ai pas trop envie de discuter.

Nous voilà arrivés à Hyderabad. Au bureau de réservation des taxis, ils me remettent un bon que je présente à la station située à l’extérieur. Je leur montre l’adresse de l’hôtel. Grosse réunion pour savoir où se trouve l’hôtel. J’ai réservé dans un hôtel d’aéroport, d’une grande chaine hôtelière, et personne ne connaît. Le responsable me demande si je sais m'y rendre pour guider le chauffeur. C’est évident à ma tête, je connais parfaitement la région. Nous prenons place dans le taxi, le chauffeur me tend son téléphone pour que je rentre l’adresse de l’hôtel. Entre temps il a un flash, et me demande si j’ai le numéro de téléphone. J’abandonne ma saisie et lui communique ledit numéro. Une fois en communication il me redonne le téléphone, pour que la réception m’explique où se trouve l’hôtel, pour que je lui répète ensuite.

Ouf nous sommes arrivés apparemment dans le bon hôtel. Sauf qu’à la réception ils n’ont aucune trace de ma réservation. Ils nous attribuent une chambre, et me font remplir une feuille d’admission, que je remplie avec mon stylo. Il prend la feuille et la place dans l’imprimante afin de scanner nos passeports au dos de cette feuille. C’est là que tout se complique. Les passeports sont bien imprimés, mais le formulaire que j’avais rempli est devenu vierge. Le garçon  cherche partout comme un gosse à qui on aurait fait un tour de magie. Je comprends néanmoins son étonnement. Dans la chambre j'ai examiné mon stylo, et je me suis aperçu que c'était un modèle à encre effaçable. Normalement on frotte avec le capuchon pour effacer. Le fait de passer le document dans l'imprimant produit sans doute le même effet. Je ne manquerai bien évidemment pas de renouveler l'expérience dès que j'en ai la possibilité. C'était trop drôle.

Nous voilà enfin dans une chambre. Elle me paraît petite et ne correspond pas du tout aux photos que j'avais vues sur leur site. Je sais qu'on peut faire des prouesses en photo, mais j'ai quand même un sacré doute. Je redescends à la réception, mon ordinateur sous le bras, et lui fait remarquer que j'avais réserver une suite.  Je lui montre la photo, pour qu'il comprenne ce que je nomme suite. Il s'excuse, car il n'a toujours pas trace de notre réservation. Il nous attribue une nouvelle chambre, qui cette fois-ci ressemble à ce qu'on peut appeler suite. Pourquoi une suite ? Parce qu'il n'y avait que 6 euros de différence, et comme nous allons passer la journée entière ici, j'ai pensé que ce serait plus agréable, car souvent les chambres n'ont aucune fenêtre. Là au mois, bien que la fenêtre de la chambre donne sur un mur situé à environ un mètre, celle du salon donne sur un balcon et un parc.














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