Depuis que nous sommes arrivés, on s'entend dire régulièrement qu'en Inde, tout est possible.
La mission du jour est de relever le défi de trouver un convertisseur de prise pour l'alimentation de mon ordinateur. Même la propriétaire de notre maison d'hôtes, n'y croit pas trop.
Parmi tous les boui-bouis du coin, nous trouvons une boutique de téléphones et autres pièces détachées. Bien sûr il n'a pas ce que je recherche, mais il nous dit qu'un peu plus loin il y a une boutique d'électricité, et c'est là que j'ai trouvé mon bonheur. Je peux donc rebrancher l'ordinateur et reprendre le blog sans même prendre un jour de retard.
Nous avons repris notre découverte des petites ruelles de la ville comme le vent nous porte, et comme le vent est faible, nous prenons notre temps. Nous nous arrêtons devant un atelier dans lequel des hommes ornent des tissus de perles et de fils. Plus loin un un couturier œuvre dans sa petite échoppe.
Ceux-là, nous les avons rencontrés, alors que nous nous étions arrêtés devant un magasin de tissus. Ils nous ont demandé s'ils pouvaient se photographier avec nous. A mon tour, je leur ai dit de ne pas bouger, et j'ai pris la photo aussi. Isabelle s'est retrouvée avec une gamine dans les bras, et la mère le temps d'une seconde a failli repartir en oubliant sa fille.
En passant par les différents Ghats, nous avons pu assister aux ablutions, et toilettes de ces messieurs. Il n'y avait pas de femmes dans l'eau. Sans doute viennent elles plus tôt. Certains hommes arrivent en tenue de ville, se déshabillent et se trempent dans le Ganges. D'autres y font tout simplement leur toilette, se brossant même les dents avec l'eau de ce fleuve, à la surface duquel flottent des détritus en tout genre, et à quelques mètres des lieux de crémation. Quand on sait, que les morts sont jetés dans ce fleuve après 3 heures de crémation, totalement brulés ou pas. Au même endroit, les vaches suivent le mouvement, et tout ce petit monde se retrouve pour un moment de partage hors du commun.
Je ne vois même pas l'intérêt de se savonner, dans une eau aussi sale...
Le summum... Se brosser les dents avec cette eau...
La croix gammée est omniprésente dans les rues de Varanasi. A l'origine cette croix, désigne l'éternité et la bonne fortune. Signe de chance, ce symbole est daté de l'époque néolithique. J'ai fait quelques recherches, car c'est un peu surprenant au départ.
L'éboueur local. Le tri sélectif est respecté. S'il y avait des conteneurs les rues seraient un peu moins sales. Ce n'est pas non plus une catastrophe, nous avons vu plus sale ailleurs, et ce n'est pas sale partout. Il n'y a pas non plus de mauvaises odeurs. La période aide peut être, car il ne fait que 27°. Je pense qu'en saison chaude, il y a plus d'odeurs.
Notre rue...
En fin d'après-midi nous sommes sommes retourné au Ghat d'Assi, pour assister à la cérémonie du soir.
Comme nous étions parmi les premiers, nous avons profité de la place libre sur les bancs. Un jeune garçon était tout fier de venir s'assoir près de moi. Du coup il a fini dans la boite.
Finalement les places sur les bancs n'étaient pas les meilleurs, puisque les gens se sont installés sur les marches, et du coup on ne voyait plus rien. Nous avons donc déménagé. Isabelle est restée sur les marches, et de mon côté, je me suis positionné côté fleuve pour prendre les photos et filmer.
De retour à la maison d'hôtes, nous avons pu pratiquer un peu notre espagnol, puisqu'il y avait un jeune couple, lui colombien et elle coréenne du sud. Ils se sont rencontrés en Chine et y vivent également. Après ce bavardage en castillan, lorsque la propriétaire est venue me parler dans la foulée, je lui ai fait un mélange d'espagnol et d'anglais. Elle n'a pas tout compris.



















faites un beau voyage...plein d'enseignements... Colette
RépondreSupprimerle lavage des dents...dans le fleuve , sidérant !
RépondreSupprimerOui c'est tellement incroyable que je l'ai immortalisé en photo. Amicalement Isabelle et Roger
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