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lundi 25 décembre 2023

Départ de Bac Ha

 


    Hier les propriétaires de l'auberge nous ont prévenu qu'ils devaient s'absenter dans l'après-midi, et qu'ils ne rentreraient pas avant 20H00. Cependant leur employée serait présente pour nous préparer le diner.

    A 19 heures nous sommes descendus et nous avons passé commande pour notre repas. En attendant nous nous sommes installés près du feu car il ne fait pas très chaud. Un petit poêle à bois installés dans la salle. Une bassine sur un trépied tout simplement. Sur la grille, des patates douces étaient en train de cuire. Nous sommes les seuls clients de l'auberge.



    L'employée a du s'absenter en cours de préparation car il lui manquait un ingrédient. Elle est parti en scooter, et nous a laissé seul dans l'établissement. Ils ont vraiment confiance ici.

    En cours de repas, les patrons sont revenus. Le mari nous a proposé de goûter aux patates douces. Il nous en a donné une chacun, et a du en remettre à cuire pour eux. Ils sont tous les trois aux petits soins, et toujours souriant.

La salle où nous prenons nos repas est décorée avec des jupes H'mong




Panier à provision tressé


Comme dans beaucoup de restaurant, il est très difficile de mettre ses jambes sous la table. L'espace entre la chaise et la table est très restreint.



Comme eux, mangent assis sur leur table, cela ne les gêne pas du  tout.




    Je voulais réserver le bus pour retourner à Lo Cai, d'où nous devons partir demain, en direction de Hanoï, pour amorcer notre descente vers le sud, mais le propriétaire m'a dit qu'il y avait des bus toutes les 20 minutes. Nous avons décidé de rejoindre Hanoï en bus. C'est plus rapide, et visiblement (sur internet), plus confortable que le train.

    Avant de me coucher, je suis retourné faire un tour de Bac Ha by night. Cette petite bourgade, a revêtue ses habits de lumière, mais il n'y a plus personne dans les rues.











    Le marché s'est vidé, mais les étals sont restés sur place, simplement protégés par des bâches. Pas de voleurs ici.


    

Contrairement à Hanoï, ici il n'y a pas de commerce d'objets de noël, ni même de sapins. Alors qu'à Hanoï tout un quartier était dédié à Noël, et les sapins étaient plus créatifs les uns que les autres.



Dernier petit déjeuner à Bac Hac. Arrivés sur la place du centre-ville, nous avons trouvé un mini bus pour Lao Cai. Le chauffeur était beaucoup plus prudent que celui de l’aller. Arrivés à Lao Cai, il nous a demandé où il devait nous déposer. Nous n’avons eu que la rue à traverser pour trouver la compagnie de bus que j’avais sélectionné sur internet. Après s’être assuré que les bus étaient en bon état, nous avons acheté nos billets. A peine le temps de boire un thé que nous embarquions, dans un mode de transport jusque-là inconnu pour nous. Un bus cabine. Chacun sa cabine dans laquelle on peut s’assoir ou s’allonger.







    A mi-chemin, le bus s’est arrêté faire le plein dans une aire de repos. Bien que le bus soit équipé de toilettes, nous en avons profité pour aller au WC. En fait tout le monde est descendu. Lors de la montée dans le bus nous devons mettre nos chaussures dans un sac plastique, et rester en chaussettes. Pour descendre nous avons pris nos sacs de chaussures, mais un des passagers m’a dit que ce n’était pas la peine, qu’il y avait des claquettes à disposition à la descente du bus. En effet une cagette avec des paires de claquettes nous attendait. 



    Cependant nous avions laissé nos sacs dans le bus, et arrivés aux toilettes, celle-ci étaient payantes. J’ai négocié avec la dame pipi, pour qu’elle nous laisse entrer, lui assurant que je reviendrais payer ensuite. Lorsque je suis retourné au bus qui avait quitté le quai, pour aller à la pompe, celui-ci était fermé. Le chauffeur qui terminait de faire le plein, a gentiment accepté que je monte, et m’a ouvert la porte, mais il a dû penser que je voulais regagner ma cabine. Quand j’ai voulu redescendre, le bus était fermé, et j’étais seul à bord. Isabelle m’a aperçu et s’est dirigé vers moi. Le chauffeur lui a dit de rester sur le quai que le bus allait revenir. Lui montrant le bus, il s’est aperçu que j’étais à l’intérieur et il est venu me délivrer. J’ai ainsi pu aller payer mes dettes à la dame pipi. C’est vraiment génial ce bus. Il est par contre interdit de manger à l’intérieur. Je ne sais pas ce que cela peut donner de nuit, mais pour le moment c’est plus confortable que le train que nous avions pris en montant.

    Dans beaucoup de petits restaurants, des pipes à eau sont mise à disposition des clients dans des poubelles placées près des tables. Ils ne tirent en principe qu'une seule taffe, juste de quoi se dégager les bronches.



    Les 6 heures de bus se sont bien passées, et à 18H30, nous étions à Hanoï. Direction un café, où pendant que nous dégustions un thé gingembre litchee, j'ai cherché un hôtel dans le coin. J'en ai trouvé un juste à 100 mètres. La chambre est simple, mais propre.



    Comme c'est Noël, nous sommes sortis faire notre petit réveillon.

    Notre table de ce soir, chez Mme TRAN qui parlait un peu le français.


    Nous avons commencé par des piña colada, qui n'en avaient ni l'aspect, ni le goût. J'avais ensuite commandé du poulet dans un tube de bambou, qui était censé être accompagné de riz. Le riz s'est transformé, en un cours par Mme Tran, qui m'a expliqué, que je devais prendre les feuilles de riz, y placer un peu de chaque ingrédient, et de les rouler comme des rouleaux de printemps avant  de les tremper dans la sauce. 









    Ambiance festive dans l'auberge de jeunesse située à côté de notre hôtel.


Fleurs de bananier




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