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vendredi 8 mai 2015

Deuxième journée à Xi'an

Aujourd'hui c'est la visite du site pour lequel nous sommes venus à Xi'an. Le site le plus visité en Chine. La découverte du siècle. Je parle de l'armée de terre cuite.
Après avoir essuyé le refus d'un taxi pour nous conduire à la gare routière, et refusé de prendre un tricycle, nous y sommes allés à pied. Un peu d'exercice matinal.
Pour une heure de trajet en car, nous avons payé l'équivalent de 60 centimes par personne. C'est honnête.
Après avoir lu qu'en 1974, un paysan avait découvert le site en creusant un puit dans son champ, je m'attendais à trouver un peu de campagne autour. Que nenni. C'est la ville. Le site est très bien aménagé et nous conduit vers des bâtiments dans lesquels se cachent les trésors.
Comme le suggère le routard, nous commençons par le bâtiment censé abriter des chars. Il y a bien 2 chars à l'intérieur, mais qui ne sont que des copies, à une échelle réduite. Bon, c'est bien fait, mais des copies. Bâtiment suivant ! Nous continuons par le bâtiment numéro 3. Dans celui-ci, de grandes fosses, dans lesquelles nous arrivons à apercevoir l'arrière d'un cheval qui dépasse de la terre. Ils ont tout ré-enterré avant qu'on arrive ou quoi ?. Continuons par le bâtiment 2. Dans celui-ci, soulagement, on peut voir des guerriers remis sur pied avec leurs chevaux. La fosse n'est pas très grande et pourrait correspondre au poste de commandement. C'est incroyable que ces soldats de terre restent aussi bien conservés après avoir été enterrés des siècles durant. On parle quand même de l'an 210 avant Jean Claude.
Nous terminons par la fosse numéro 1. Grandiose. Une armée complète en terre cuite, plongée dans des tranchées. Ce roi Ying Zeng avait des ambitions démesurées. 36 ans de travaux pour ce chef d'oeuvre, réalisé par 700 000 personnes.
Chaque guerrier a sa propre identité. Aucun ne ressemble à un autre. En progressant dans ce bâtiment, on découvre la progression de la découverte. Des statues brisées sont reconstituées morceaux par morceaux. Un travail pharaonique, qui dure déjà depuis plus de 40 ans.
De retour à Xi'an. Au passage, le trajet retour nous a couté 7 yuans par personne, contre 4 à l'aller.  Même en expliquant qu'on n'avait payé que 4 le matin, elle n'a rien voulu savoir. Mais les autres passagers, tous chinois, ont payé la même chose. Par contre pour le retour nous sommes passé par un péage, ce qui explique peut être cette différence exhorbitante de 45 centimes. Donc nous avons accepté de payer. Mais qu'elle n'y revienne pas.
Pour en revenir à Xi'an, nous sommes allés voir la tour de la cloche, et la tour du tambour, de nuit. Un tour dans le quartier musulman. Cela fait bizarre de voir des chinoises voilées.
La spécialité dans le quartier, c'est encore et toujours la bouffe. Tant mieux on a faim. J'ai résisté une bonne minute avant de prendre un sorte de gâteau de riz trempé dans une sauce aux prunes. Très bon mais peut être un peu petit. Isabelle a succombé devant la nougatine faite sur place. Ils aplatissent la pâte avec des maillets géants en bois. Ils s'y mettent à trois ou quatre sur la même pâte. Nous avons ensuite opté pour la spécialité de xi'an, des xiaochi. C'est un pain rond assez plat, qu'ils ouvrent en deux avant de le remplir de viande de mouton hachée finement devant nous. Ils ajoutent ensuite une sauce épicée. Par chance il m'a demandé avant si je voulais épicé. J'ai bien aimé. Isabelle un peu moins. Elle aurait aimé un peu d'épices.
Sur le chemin de l'hôtel nous avons acheté de l'ananas en brochette pour manger dans la chambre.
Je me suis couché avec un mal de gorge. Je ne sais pas si c'est la clim du bus, ou un chaud et froid. Il a fait tellement chaud.

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