Translate

mercredi 26 février 2020

PUITS DE LUMIERE



"Puits de lumière" est la traduction de Ho Chi Minh. La ville de Saïgon devient, en 1975, Ho Chi Minh, en hommage à Nguyen Sinh Cung, fondateur du parti communiste vietnamien. La mémoire collective ne gardera donc que le surnom de ce monsieur, et la plus grande ville du Vietnam, devant Hanoï, sa capitale, sera rebaptisée Ho Chi Minh, bien que ses habitants persistent à la nommer "Saïgon".

Bon, ça c'était pour la partie histoire. Je n'ai pas trop développé, pour ne pas rendre cet article ennuyant, ce qui serait vraiment ennuyeux, et n'est certainement pas le but recherché.

Nos premiers pas dans cette grande ville de plus de 8 millions d'habitants, ont été dirigés vers notre hostel, situé dans le district 1. La ville compte 5 districts et se divise en 19 arrondissements. On ne va peut être pas tous les faire non plus...

Passage à migration un peu compliqué. Je présente mon visa à l'agent, qui me dit qu'il n'a jamais vu ce type de visa. Il appelle un de ses collègue qui nous demande de le suivre. Il nous conduit à un autre guichet, où un des fonctionnaires examine notre document, et nous dit "OK", et nous renvoie d'où nous venons. Nous retournons voir le même, et là, après un nouvel examen, il me dit que la date n'est pas bonne, et il appel à nouveau un autre agent. Lorsque celui-ci arrive, je me rappelle soudain, qu'étant français, nous n'avons pas besoin de visa, si nous restons mois de 15 jours sur le sol vietnamien. J'avais fait la demande de visa pour notre retour au vietnam le 27 mars, car nous y resterons cette fois-ci plus de 15 jours. Satisfait de mes explications, il nous escorte jusqu'au guichet des visa diplomatiques, afin de nous éviter de refaire une troisième fois la queue. Ouf, nous voici entré. Notre sac, a été débarqué du tapis roulant, mais il est bien là.

Alors que j'interroge GRAB (l'équivalent d'UBER), un chauffeur vient vers nous et nous montre l'application GRAB sur son téléphone. Je lui fait voir que je possède la même chose sur mon téléphone. Il nous propose de nous conduire pour le prix afficheé sur l'application GRAB. Nous voici à bord de sa voiture. Quand je lui demande si il sait où nous allons, car je ne lui ai pas dit, il est incapable de nous comprendre. Il ne parle pas un mot d'anglais, et nous demande l'argent pour quitter le parking. Avant d'aller plus loin, nous décidons de nous séparer de ce chauffeur difficile à comprendre pour nous, qui n'avons jamais pratiqué le vietnamien.
Nous décidons de quitter la zone aéroportuaire, et nous traversons la route, avant de nous connecter à nouveau au réseau GRAB pour faire appel à un chauffeur. Cette fois-ci, c'est bon, il a l'adresse de notre hostel affichée sur son téléphone, et nous y dépose, sans une parole, car je pense que son anglais se limitait à "OK".

Nap Hostel Saïgon, est une auberge de jeunesse très fleurie, confortable, et le personnel y est agréable. Le check-in ne se faisant qu'à 14 heures, la personne au bar, nous propose un cocktail de bienvenue pour nous faire patienter.

En attendant, je suis allé faire un tour dans le quartier, et me suis perdu dans les petites rues. La localisation de l'auberge sur la carte étant erronée, j'ai du demander à de nombreuses reprises mon chemin pour retrouver Isabelle, restée à l'hostel.



La cuisine
 La chambre



La façade de nuit


Après nous être reposés une bonne partie de l'après-midi, nous sommes ressortis ce soir pour nous restaurer un peu.Nous longeons un bras du Mekong, qui est juste au coin de notre rue, et quittons l'artère principale pour nous engouffrer dans une ruelle sombre au façades décrépies. Les rares personnes que nous croisons nous regardent avec insistance. Nous avançons à pas lent, avec hésitation, un couple de touristes français s'étant fait égorger récemment dans cette rue, selon les dires de la personnes à l'accueil de notre hostel. Téméraires, nous continuons d'avancer. Isabelle est crispée, et s'accroche à moi. Je sens ses ongles s'enfoncer dans mon bras. Plus aucune lumière pour nous guider. Des odeurs pestilentielles de viande en cours de décomposition parviennent jusqu'à nos narines. L'atmosphère est de plus en plus pesante, lorsqu'un homme se dirige vers nous, le visage masqué, un couteau à la main. Alors qu'il n'est plus qu'à quelques centimètres de nous, il lève son bras, et ......

Vous  n'y avez cru. Non je ne pense pas que vous soyez naïfs à ce point. 

Nous avons bien pris une ruelle, que nous avons parcourue de tout son long. Des portes largement ouvertes, invite à entrer, mais il est difficile au premier abord de savoir s'il s'agit de restaurants ou d'habitations. Nous entrons finalement dans un bâtiment dont la façade n'offre aucun doute sur l'activité des propriétaires. Nous demandons à voir la carte. Au menu, Kebab et kefta. Nous n'avons pas fait autant de kilomètres pour manger de la nourriture nord africaine. Au coin d'une rue, une maison dont les portes de garage laissent passer la lumière venant de l'intérieur, semble nous appeler. Deux personnes en sortent. Nous tentons notre chance en ouvrant la porte, sans savoir si nous entrons chez des particuliers ou dans un restaurant. Ouf.... c'est bien un restaurant, et les clients ont bien devant eux, des plats asiatiques. 

Après nous être rassasiés avec des brochettes de porc aux cacahuètes, et du riz blanc, nous avons regagné nos pénates. Il faut maintenant se caler sur l'horaire locale.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Si vous voulez nous faire un petit coucou, cliquez ici