A une lettre près cela aurait pu avoir un léger parfum des îles, mais il faut se rendre à l'évidence, j'ai bien été frappé par les méchants virus de la rhino-pharyngite (Un rhume en somme). Bien que bénigne, cette infection a la fâcheuse habitude de vous mettre à plat, et sans doute plus durablement qu'un verre de rhum. Après deux jours à traîner ma carcasse et ingurgité paracétamol et lysopaïne, je crois être enfin sorti d'affaire. Isabelle semble se diriger lentement vers le même sort.
Que faire quand les forces s'amenuisent. Il ne reste que la plage, avec un bon bouquin. Heureusement il n'y a que la rue à traverser. Le soleil dont les rayons viennent caresser nos peaux, pour y déposer délicatement de la vitamine D, ne sera que bénéfique, même si la vitamine C serait plus efficace pour nous remettre d’aplomb.
Pour ma part, ce livre que j'avais apporté dans les valises, a été torché en deux jours. Un petit pied est resté en Bretagne. J'avais eu l'occasion de rencontrer cet écrivain lors de mes cours d'italien, où il était venu nous faire lire ses textes. Poète plus enclin à écrire pour les enfants, ses ouvrages sont généralement écrits en français, et traduits en italien sur la page opposée. C'est presqu'un voisin, puisqu'il habite dans un village très proche du notre, Saint Maden. Ce roman policier fait office d'exception qui confirme la règle.
Les palmiers au dessus de nos têtes n'apportent aucune ombre au tableau.
Une petite marche sur la plage, les pieds dans l'eau, je ne me suis pas risqué à m'aventurer plus, et nous sommes rentrés par la promenade qui longe la plage, et étions juste à l'heure pour notre teatime quotidien.
Hier matin, Isabelle a commencé ses cours de dessin, avec une professeur que j'avais réservée depuis la France. Une jeune fille sympathique, et dont les qualités pédagogiques semblent correspondre aux espérances d'Isabelle. A raison de 6 heures par semaine, les progrès devaient être visibles à la fin du séjour. Les cours se feront en alternance, entre l'appartement et en extérieur. Je vais mettre à profit ces moments de solitude pour aller courir et aller à la piscine qui se trouve juste derrière notre immeuble. Il y en a bien une en bas de notre résidence, mais je n'ai même pas osé aller y mesurer la température de l'eau. Il y en a cependant quelques uns qui s'y baignent.
Il suffirait de sauter de notre terrasse. Du huitième cela fait quand même un peu haut, et je ne suis pas un as du plongeon.



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