Direction Brooklyn. Dans le quartier de Brunswick il est fortement recommandé de parler espagnol. Le dépaysement est total. Les petits immeubles de 3 ou 4 étages remplacent les grattes-ciel, et un semblant de calme semble s'être installé ici. La panne électrique de 1977 qui plongea New-York dans le noir, provoqua des pulsions incendiaires chez certains. Incendiant et dévalisant tout ce qui pouvait l'être, ils laissèrent le quartier dans un état tel, que beaucoup de propriétaires ont préféré fuir et s'installer dans d'autres quartiers. La population essentiellement allemande, italienne et irlandaise a laissé place à de nouveaux migrants d'origine afro et latino. La criminalité s'est développée et Brunswick est devenu une sorte de no man's land. Depuis quelques années une nouvelle dynamique est donnée à ce quartier, et nombreux artistes s'y sont installés, les loyers y étant beaucoup plus abordables que dans les districts voisins.
En se promenant dans Brunswick, les qualités, de vie et environnementale, ne sont pas ce qui transpirent le plus à nos yeux. D'immenses ateliers métallurgiques, hangars et autres ateliers mécaniques, semblent constituer l'essentiel du paysage urbain. La propreté n'est semble-t-il pas non plus la priorité du quartier.
Mais nous ne sommes pas venus jusqu'ici pour y contrôler la qualité de vie. Brunswick est aussi le quartier du street art de New-York. Des artistes du monde entier y sont représentés, avec l'accord de la municipalité. Un comité organise des visites du quartier.
A la sortie du métro, nous ne sommes pas impressionnés par la qualité des graffitis, dont les techniques sont celles des années 70/80, aux couleurs vives et sans relief. Après avoir tourné un petit moment nous découvrons enfin le circuit, et des peintures murales plus intéressantes.
Ces deux là sont en grillage à poule.
Ces peintures donnent un peu de couleur à ces entrepôts et un peu d'humanité dans ce quartier.
Retour à la vie trépidante de Manhattan. Aujourd'hui c'est jour de marché à Union Square.
Un petit tour de bateau jusqu'à Staten Island pour terminer la journée.
Comme chaque jour nous sommes passé au supermarché faire quelques courses. Arrivés en caisse, deux types du magasin ont demandé à Isabelle d'ouvrir son sac. Ils ont contrôlé et se sont excusé. En sortant le vigile de l'entrée nous a dit qu'il nous avait vu devant le stand de mangues et continuer sans mangue dans la main. En fait, Isabelle a ouvert son sac devant ce stand pour y récupérer ses lunettes, et comme nous lui tournions le dos, il a cru qu'elle avait glissé une mangue dans son sac. J'ai cru que nous allions terminer notre séjour à Guantanamo. Quand on a une tête de coupable.....



































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