Je
n’ose pas aller consulter, car je crains que mon cas ne se soit aggravé. Alors
que j’attendais nos voisins à l’aéroport de Rennes, ils revenaient de Majorque,
et bien que sachant que la rechute est facile, je me suis dirigé vers un
présentoir sur lequel des dépliants vantaient la capacité de ce petit aéroport
de province, à desservir 120 destinations dans le monde.
Après
avoir glissé discrètement une de ces brochures dans mon sac, je suis allé
m’asseoir à l’écart, loin de tout regard. L’avion en provenance de Majorque a
30 minutes de retard, ce qui me laisse le temps de lire en détail ce petit
opuscule. Un conseil, pour ceux qui sont atteint de la même fièvre que nous, si
vraiment vous êtes obligés d’entrer dans un tel endroit, où tout n’est que
tentation, dirigez vous directement aux arrivées, et ne détournez surtout pas
votre regard.
J'hésite un instant, essayant de résister, mais à peine les yeux
posés sur ce simple document imprimé sur papier glacé, que je me vois déjà dans
l’avion.
Dès
le lendemain, je suis devant l’ordinateur à comparer les vols vers les
différentes destinations proposées, et Londres semble se détacher de ses
concurrentes par le coût limité du vol. L’aller retour sur Ryanair est proposé
au prix de 19,95 euros. Comment pouvoir ne pas succomber.
Bien
que notre prochain voyage soit prévu en septembre, l’idée d’attendre encore
cinq mois devient, à la lecture des sites de voyages, de plus en plus
insupportable.
C’est
fait, j’ai réservé une chambre d’hôtes à Londres. J’ai déniché sur Airbnb, une
chambre pour 170 euros les 7 nuits, petit déjeuner compris. Notre hôte est
nouveau sur le marché, et ne bénéficie donc d’aucune appréciation. A ce prix
là, et situé près d’une station de métro, il ne va pas falloir faire les
difficiles, mais les photos semblent présenter un endroit propre et
confortable. Michaell (avec 2 L) est très réactif, puisqu’il a répondu très
rapidement à ma question sur la situation géographique du logement.
Doté de
l’adresse, j’ai pu sur google maps découvrir une jolie maison anglaise avec ses
bow windows sur la façade.
Ne rêvons pas non plus. Au vu des photos, nous
serons très certainement relégués dans un grenier aménagé, la chambre étant
mansardée.
Il y
a bien longtemps que nous ne sommes pas allés à Londres, et deux secondes m’ont
suffit à convaincre Isabelle de me suivre dans cette petite escapade d’une
semaine début mai.
En février 1990, nous avions eu une météo plutôt ensoleillée, et nous espérons qu’en y allant en mai, nous aurons la chaleur en plus. Déjà 29 ans. La ville a dû changer. Il ne reste plus qu'à préparer une petite valise cabine, pour ne pas perdre de temps à l'arrivée, et sauter dans le premier bus reliant l'aéroport de Stansted, à la capitale britannique.
En février 1990, nous avions eu une météo plutôt ensoleillée, et nous espérons qu’en y allant en mai, nous aurons la chaleur en plus. Déjà 29 ans. La ville a dû changer. Il ne reste plus qu'à préparer une petite valise cabine, pour ne pas perdre de temps à l'arrivée, et sauter dans le premier bus reliant l'aéroport de Stansted, à la capitale britannique.


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