J’avais demandé un petit déjeuner ce matin à 6 heures, mais
quand je suis descendu à la réception, et que dans la pénombre j’ai aperçu une
forme allongée sur le canapé, forme depuis laquelle s’échappait un fort
ronflement, j’ai compris que nous devrions partir pour l’aéroport, le ventre
vide.
Au comptoir d’enregistrement ils m’ont demandé la carte de
crédit avec laquelle j’avais payé les billets d’avion. Comme il s’agit de la
carte que la banque a mise en opposition, et que je ne sais pas où je l’ai rangée,
j’ai dit qu’elle était détruite. Il a fallu racheter des billets, et se faire
rembourser les premiers. Tout cela a pris un certain temps, mais nous avons
quand même eu le temps de prendre un petit déjeuner.
Le temps de déposer les sacs à l’hôtel et nous partons pour
le City Palace. Ce palais situé au cœur de la ville rose, est toujours habité
par le Maharaja, et ne se visite donc pas entièrement.
L’architecture est différente de ce que nous avons vu jusqu'à
présent. Différents bâtiments aménagés en musée, magasins d’artisanat et autres
buvettes. Dans l’un des bâtiments, un tisserand qui réalisait un tapis, nous a
proposé d’essayer. Chacun notre tour, nous avons pris part à la réalisation
dudit tapis.
Un peinte a accepté de nous vendre un de ses pinceaux, qu’il
réalise lui-même avec du poil d’écureuil, qui permet de peindre de fins
détails. Il utilise pour ses peintures, des couleurs naturelles, qu’il obtient
avec des plantes, des roches, et même du fer. Il a réalisé un dessin devant
nous, qu’il a dédicacé à Isabelle.
A quelques pas, nous continuons nos visites par le palais de
vents. Le symbole de Jaipur. Une imposante façade dans laquelle fenêtres et moucharabiés,
permettaient aux femmes d’observer l’activité de la rue, sans être vues.
C'est l'heure de pointe. Le son du klaxon, ne les fait pas avancer plus vite.
Pour le diner nous sommes monté au troisième étage de l’hôtel,
où est implanté un restaurant. Lorsque nous sommes entrés dans la salle vide,
les 4 serveurs se sont activés, pour nous apporter menu, verres, bouteille d’eau.
A la lecture de la carte, nous avons tout de suite compris, que tout serait
épicé. Comme nous avions vu sur la carte du bistrot, situé au 1er
étage à côté de la réception, des pizzas, nous avons décidé de changer de chaumière.
Fausse alerte pour les serveurs.
Nos espoirs se sont vite envolés, à la première bouchée. Eh
oui, une pizza épicée. L’ambiance était par contre plutôt sympa, avec de la
bonne musique. 3 jeunes qui fumaient la chicha m’ont proposé de les rejoindre
pour partager avec eux cette fumée naturelle, et complètement inoffensive selon
leurs dires. Je suis allé voir par curiosité, mais n’ai pas tenté l’expérience.
J’avais demandé à la réception, où je pouvais me procurer
une pile pour ma souris. Ils m’ont proposé d’aller me l’acheter. Mais ce soir ils
m’ont rendu ma pile qui est introuvable dans le quartier., me précisant que c’est
un modèle très spécial. Une simple pile ronde type AA, on ne peut plus courant
en France, semble être ici, un produit d’exception.














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