Après un copieux petit déjeuner, nous étions les seuls à attendre la navette ce matin, alors nous avons eu droit à un transfert particulier.
Ayant fait l'enregistrement en ligne, et étant en possession des cartes carte d'embarquement, c'est le plus naturellement que nous nous sommes dirigés vers le contrôle des bagages. Rien à signaler, sauf qu'arrivé en zone internationale en passant devant la parfumerie, je me suis dis "je ne peux pas rentrer avec le sac à dos". Et là déclic. "C'est bizarre, habituellement je n'ai pas de sac à dos dans cette zone". Oup's, j'ai oublié de déposer le sac au comptoir d'enregistrement. Je me suis allégé le plus possible, en laissant tout ce dont je n'avais pas besoin à Isabelle, qui a été désignée responsable de la garde des bagages cabine, pendant que je ressortais de la zone internationale, pour retourner au comptoir de la compagnie, en espérant qu'ils me laissent entrer une deuxième fois.
Une fois le sac à dos déposé, j'ai pu repasser tous les contrôles plus léger et sans problème, et nous avons enfin pu entrer dans la parfumerie, tester les parfums. Aller, vous l'avez tous fait. On mélange toutes les fragrances, et après on ne sait plus lequel on a essayé. Et le plus fort, c'est qu'on refait la même chose la fois suivante.
Nous voila en salle d'embarquement, avec un peu d'avance pour faire évoluer ce blog.
Décidément ce n'est pas mon jour. Au moment de l'embarquement, la femme du comptoir me demande les visas. "Les visas ! Bien sûr !
Je ne m'attendais pas à ce qu'on nous les demande à cet endroit, mais plutôt à l'arrivée en Inde. Recherche approfondie dans les documents imprimés. Pas de traces de ces foutus visas. Bon, j'ai fait une demande de visas électroniques que j'ai reçu pas mail. Je ne vois pas pourquoi j'aurais imprimé des visas électroniques (Pas le but du tout). Je sors l'ordinateur, je recherche dans les mails, retrouve les visas, que je peux enfin lui montrer. J'ai pas pensé à les transférer sur le téléphone.
Je vais m'y atteler dans l'avion, avant qu'on me les demande à nouveau.
Nous décollons presqu'à l'heure..... à une heure près. Départ prévu à 13h20, nous nous engageons sur la piste à 14H15.
Nous volons sur Ukraine Airlines. Nous sommes dans le flou total depuis le décollage. Les hôtesses s'obstinent à nous parler Ukrainien, et il en est de même pour les annonces qui nous sont faites. Mais pourquoi je n'ai pas étudié le russe avant de partir.
Le pilote a tout de même réussi à atterrir à Kiev, au milieu de la neige sans même une p'tite glissade, alors que la moitié de la France était paralysée avant notre départ parce qu'il était tombé un centimètre de neige.
Quand ça veut pas eh ben ça veut pas. J'avais un petit couteau qui faisait aussi fourchette et cuillère, que j'ai oublié de remettre dans le sac à dos, mais qui avait passé tous les contrôles jusqu'à l'Ukraine. Ici ce n'est pas passé. Ils l'ont vu au scanner et j'ai du vider tout mon sac. Ils m'ont demandé de le jeter dans la poubelle. Isabelle a tenté de parlementer avec eux, et ce n'est pas facile. Nous voyant ne pas vouloir céder, ils ont appelé un autre douanier qui peut être un peu plus sympathique que les autres, et ce n'est pas leur fort, nous a expliqué qu'on pouvait faire demi tour, sortir de l'aéroport et aller au comptoir d'enregistrement pour enregistrer un de nos deux sacs cabine en y mettant le couteau dedans. Bien sur il y avait la queue, et nous n'étions pas certains que le petit sac ne serait pas égaré. J'ai donc opté pour casser la lame du couteau et ne conserver que la fourchette et la cuillère. Nous avons repassé le contrôle des sacs, mais nous sommes tombés sur un c.... qui n'a rien voulu savoir, a pris la fourchette et direct la poubelle. Inutile de vous dire qu'Isabelle était furax.
Bon on dit jamais deux sans trois. J'espère que cette fois nous n'auront plus d'ennui jusqu'à notre arrivée.
Voyage difficile de Kiev à New Delhi, avec devant nous un couple et un bébé, qui n'a pas cessé de pleurer toute la nuit. Bref nous arrivons complètement crevés à l'aéroport de New Delhi.
L'aéroport de New Delhi, est immense, et nous devons franchir d'interminables tapis roulant pour rejoindre le secteur migration. Nous remplissons le petit papier habituel nécessaire à l'entrée dans le pays, et nous plaçons dans une file. Alors que nous y étions presque, un des guichets ferme, et dirige sa file d'attente, devant nous, et cela se reproduit à deux reprises. C'est l'endroit où il ne faut pas broncher, donc nous restons stoïques. Ce n'est pas trop difficile puisque nous sommes à moitié dans le potage. Nous sommes aux guichets E-Visa et je vois bien que tout le monde a son visa électronique d'imprimé. Bien que je ne vois l'utilité d'imprimer un visa électronique qui me semble être un non sens, je commence à regretter de ne pas l'avoir fait, et m'imagine qu'ils ne vont pas nous laisser passer, et commence à réfléchir à la façon dont nous allons organiser nos prochaines semaines, dans cette zone de transit, attendant notre vol retour. Il n'y en a pas un qui semble plus intelligent que les autres, et j'imagine leur tête quand je vais leur présenter les documents, cartes d'embarquement et visa sur mon téléphone. Puis soudain un nouvel employé arrive, et nous appelle. Je lui présente les documents concernant Isabelle. Tout est en règle, il la prend en photo et la laisse passer. Isabelle est en Inde. Je la vois à deux mètres de moi, mais derrière le guichet. Elle me nargue. Tout mes papiers sont en règle. OUF... En plus des photos, j'ai droit à la prise d'empreintes, et j'ai pu rejoindre Isabelle en Inde.
Nous récupérons le sac à dos qui avec la lenteur des toutes ces démarches, a largement eu le temps d'être déchargé, et nous le retrouvons au milieu des autres valises, à côté du tapis roulant.
Nous trouvons un distributeur de billets. Le gars avant nous me dit qu'il n'a pas réussi à sortir de l'argent. Je tente à mon tour, en vain. Nous nous dirigeons vers un autre distributeur. Le même gars est encore avant nous. Il a pu tirer de l'argent, et me dit qu'il n'a demandé que 8000 roupies. J'hésite, et finalement je me dit que je vais faire comme lui. Bingo, ça marche.
Bon maintenant il faut retrouver le chauffeur qui est censé être venu nous chercher. Dès la sortie de l'aérogare, il y a une forêt de pancartes avec des noms. Nous n'avons pas eu à lire toutes les pancartes pour trouver notre nom, puisque le notre figurait sur la seule pancarte jaune. Bonne idée de la part de notre logeur.
Pendant notre enregistrement à l'hôtel, un garçon nous amène deux bouteilles d'eau, et deux verres de jus de fruits. Tout le personnel se promène avec des charlottes en papier sur la tête, même le réceptionniste. Sans doute une coutume locale.
Nous montons dans la chambre et direction le lit pour dormir un peu.
Il va falloir que je m'habitue rapidement à leur accent, car je leur fait tout répéter deux fois. Mon voisin britannique me disait (bon c'est un peu méchant), que lorsque les indiens parlent, on a l'impression qu'ils parlent avec leur derrière. J'ai compris ce qu'il voulait dire.


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